Université de Liège FPLSE
Université de Liège

Faculté de Psychologie, Logopédie et Sciences de l'Éducation

Département de Psychologie

Unité de Neuropsychologie

Projet du 3ème bachelier

Chaque année, l'Unité de Neuropsychologie organise des travaux pratiques dans le cadre des projets du 3ème bachelier en sciences psychologiques.

Deux types de projets sont proposés :

1) Des projets qui s'inscrivent dans le cadre de recherches en cours au sein du service, pour lesquels il est généralement demandé aux étudiants de participer à la réalisation d'un travail expérimental (maîtrise théorique de base, élaboration du matériel, administration d'une tâche à des sujets...) et de rédiger un rapport dont la forme doit être proche de celle d'un article scientifique.

2) Un projet de suivi de l'intégration scolaire d'un enfant porteur de déficience (intellectuelle, sensorielle, neuro-motrice, ...), d'un trouble spécifique d'apprentissage ou de troubles du comportement. Une présentation plus détaillée de ce deuxième type de projet est proposée ci-dessous.

 

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Projet de suivi de l'intégration scolaire d'un enfant porteur de déficience (intellectuelle, sensorielle, neuro-motrice, ...), d'un trouble spécifique d'apprentissage ou de troubles du comportement

Présentation

La Convention relative aux droits des personnes handicapées adoptée en 2006 par l'Organisation des Nations Unies et ratifiée par la Belgique en 2009, formule l'obligation d'évoluer vers des politiques davantage inclusives, notamment en matière d'éducation. Dans cette mouvance, les écoles sont soumises à l'obligation de mettre en place des aménagements raisonnables (1) pour favoriser l'accueil des élèves présentant des difficultés de nature à empêcher leur pleine participation à la vie scolaire (trouble d'apprentissage, déficience intellectuelle, sensorielle ou motrice ou encore troubles du comportement). Cette évolution du cadre politique se traduit par des changements dans l'orientation de ces enfants qui restent de plus en plus souvent scolarisés en milieu d'accueil non spécialisé.

Depuis quelques années, le service de psychologie du développement cognitif (2) a été confronté à une demande croissante de la part des parents visant à soutenir l'intégration de leur enfant en difficulté via la mise en place de suivis dans le milieu scolaire. Les parents se tournent généralement vers le service car l'enfant continue de présenter des difficultés d'adaptation ou d'apprentissage à l'école malgré la mise en place de suivi individuel extra-scolaire et souvent, malgré l'intégration de l'enfant dans l'enseignement spécialisé. Ce besoin croissant de soutien se heurte généralement à une incapacité pour les parents à déployer les moyens financiers nécessaires pour permettre le suivi par un clinicien professionnel dans le cadre scolaire. De nombreuses situations requerraient pourtant une analyse sur le terrain afin de comprendre les difficultés rencontrées par l'enfant dans son adaptation scolaire et de trouver des solutions pragmatiques.

Ce projet offre la possibilité de détacher sur le terrain une ressource pour les enfants, leurs parents, ainsi que les enseignants ; et de permettre à l'étudiant d'appréhender le terrain.

(1) Les aménagements raisonnables sont définis comme « des mesures appropriées, prises en fonction des besoins dans une situation concrète, pour permettre à une personne handicapée d’accéder, de participer et progresser dans les domaines pour lesquels cette loi est d’application, sauf si ces mesures imposent à l’égard de la personne qui doit les adopter une charge disproportionnée. » (loi du 10 mai 2007)
(2) Anciennement appelé service de pédagogie et psychologie de la personne handicapée.

Objectifs

L'objectif premier est d'analyser les besoins des enfants en difficulté et de mettre en œuvre les moyens afin de favoriser l'intégration de cet enfant dans son milieu scolaire. Ce projet répond donc à un double intérêt : d'une part, celui des parents et des enfants en difficultés de bénéficier d'une aide concrète sur le terrain et d'autre part, celui des étudiants de mettre en pratique les connaissances et le sens de l'observation qu'ils sont encouragés à développer au cours de leur cursus universitaire.

Le processus d'intervention se déroule en trois phases cycliques. Dans un premier temps, suivant la demande des parents et les difficultés de l'enfant, l'étudiant est guidé quant aux observations qu'il a à réaliser dans les situations de vie de l'enfant (en classe, dans la cours de récréation, etc.). Dans un second temps, les observations qu'il rapporte en supervision permettent au clinicien de dégager avec l'étudiant des pistes d'aménagements concrètes. Enfin, l'étudiant met en œuvre les recommandations du clinicien et de l'équipe et réalise de nouvelles observations qu'il répercute ensuite aux cliniciens et ainsi de suite.

Déroulement

Tout au long de l'année, il sera demandé aux étudiants de participer à différentes activités :

Deux réunions scolaires réunissant les différents acteurs du projet (parents, école, clinicien référent, étudiant, professionnels intervenant dans la situation) autour d'une table seront organisées. L'objectif de la réunion d'ouverture sera de préciser la demande des parents et du corps enseignant, ainsi que les objectifs de l'accompagnement. Il s'agira également de définir le rôle de l'étudiant, de permettre de réfléchir à la façon d'opérationnaliser la question/demande des parents. L'étudiant devra se donner les moyens d'observer les difficultés de l'enfant (en classe, dans la cours de récréation, etc.). En fin d'année, les différents acteurs seront conviés à une réunion de clôture au cours de laquelle l'étudiant sera amené à présenter son rapport d'intervention et les pistes qui s'en dégagent.

De plus, des supervisions mensuelles (fin novembre, fin décembre, fin janvier, fin février, fin mars, fin avril) seront organisées entre l'étudiant et le clinicien référent. Ces rendez-vous seront de la responsabilité de l'étudiant. Ce dernier prendra contact avec le clinicien en lui envoyant un compte rendu synthétique de son intervention illustré par des observations de son journal de bord (1. les activités/ intervention, 2. observation/réactions de l'enfant et 3. les réflexions, pistes à développer). Le clinicien lit le compte rendu et a un contact avec l'étudiant soit sous forme de mail, soit sous forme d'entretien oral. Les observations rapportées en supervision permettent au clinicien de dégager avec l'étudiant des pistes d'aménagements concrètes. Enfin, l'étudiant met en œuvre les recommandations du clinicien et de l'équipe et réalise de nouvelles observations qu'il répercute ensuite aux cliniciens et ainsi de suite.

Outre ces séances, l'étudiant sera également amené à faire état de l'évolution de la situation lors d'une ou plusieurs réunion(s) de l'équipe clinique du service de Psychologie du Développement Cognitif.

Il participera également à des séminaires d'encadrement avec les autres étudiants impliqués dans ce projet BAC3 afin de confronter leurs expériences et partager leurs solutions :

Concrètement, le calendrier du projet BAC3 s'échelonne sur l'année scolaire de la façon suivante :

Fin octobre  réunion d'ouverture réunissant les différents acteurs : l'école, l'enfant, les parents, le thérapeute référent du projet et l'étudiant).
1x/mois jusque fin avril (6 rencontres) Rédaction par l'étudiant d'un compte rendu mensuel et supervision par le clinicien
3x/année  Séminaire d'encadrement
Fin mai, début juin réunion de clôture réunissant les différents acteurs : l'école, l'enfant, les parents, le thérapeute référent du projet et l'étudiant.

 

Evaluation

L'évaluation se basera rapport final (10 points), la présentation de la situation au cours du dernier séminaire (5 points) ainsi que la présence et la participation active aux séminaires/supervisions (5 points)
Chaque étudiant aura manipulé au moins 2 outils au cours de sa pratique (à définir avec le clinicien référent).
Date de remise du rapport: fin mai

Le rapport devra comporter les parties suivantes (max 19 pages)